lundi 26 septembre 2011

FLASHMOB, mais KESAKO?

Dans la veine de toutes ces inventions inutiles donc indispensables, il est temps de créer une rubrique pour le POST-IT-WAR (http://leschicsfilles.blogspot.com/2011/09/phenomene.html) ou le LIPDUB (chorégraphie filmée en traveling et faite en entreprise à l'initiative des employés par exemple) ou le FLASCHMOB!
Vous n'y comprenez plus rien?
Explication:
le Flashmob est un rassemblement (Mobilisation) plus ou moins impromptu (Éclair) dans un espace public de gens qui s'adonnent à une action chorégraphiée et se séparent aussi vite qu'ils se sont regroupés.
Voici celui qui a eu lieu en avril, Gare de Strasbourg, sous les yeux interloqués de la foule présente. Vous verrez qu'ici cela s'est fait avec la complicité de la SNCF et que le but était la promotion d'un festival de théâtre d'improvisation.
Et vous, qu'allez-vous nous imaginer? Envoyez-nous la choré, nous vous rejoignons où vous voulez.









vendredi 23 septembre 2011

On ne se parle plus


Attention billet d’humeur (ni bonne ni mauvaise d’ailleurs)

J’ai eu l’occasion très récemment de passer pas mal de temps dans des salles d’attente et un constat s’est imposé à moi : les gens ne se parle plus ! et pour cause ils sont tous scotchés à leur téléphone, à pianoter, parce que quand même s’est pas poli de causer à haute voix.

je ne suis pas curieuse de nature mais je me demande quand parfois ce qu’ils font. Est-ce que c’est pour se donne une contenance, pour montrer qu’ils possèdent le dernier smartphone-top-moumoute, ou alors vraiment pour gérer leur agenda ?? je ne saurais jamais.

Attention qu’on ne se méprenne pas je ne suis pas en train de fustiger contre le portable, pas du tout, c’est juste que le mien ne me sert qu’à me donner l’heure (en priorité) et ensuite d’appeler ou d’être joignable. En même temps vu son âge canonique il ne sait faire que ça.

J’ai trouvé ça moche comme image hier dans cette salle d’attente où les magasines étaient délaissés, les discussions inexistantes et les regards baissés.

En attendant c’est quand même moi que l’infirmière a du appeler 2 fois, j’avais pas entendu, j’étais plongée dans … les yeux de mon fils.

jeudi 22 septembre 2011

POU-POU - POMPIDOU pour votre prochain WE...


On prépare son K-way, c'est l'automne. On vérifie que les enfants aient quelques Gormitti, un livre ou des Petshops et hop! Direction la gare. Gare de l'Est pour les uns, celle de Strasbourg ou St Charles pour d'autres, peu importe du moment qu'il y ait un TGV pour la Lorraine. Puis changement pour Metz. Et là on est à 2 pas à pied du Centre Pompidou-Metz (CQFD!) (1).

Le Centre d'Art a le vent en poupe. En 16 mois depuis son ouverture, il est devenu le lieu culturel de province le plus visité de France. Il fonctionne sur des expositions temporaires plus ou moins longues dont les supports sont en grande partie les fonds du Centre Pompidou Baubourg dont il est évidemment le satellite, et des emprunts divers.
Que vous sortiez du parking ou que vous arriviez de la gare, le bâtiment de l'architecte japonais Shigeru Ban vous surprend au milieu de son no man's land. On est intrigué par son toit en chapeau de paille couvert de son doux tissu blanc. Il a quelque chose d’anecdotique, mais il est plus que ça. De longues boîtes blanches en débordent et on lui trouve quelque chose de poétique.
A l'intérieur, contrairement à des musées plus traditionnels où chaque salle pourrait être sortie de son contexte et placée ailleurs, ici, quelque soit l'espace où l'on se trouve on a toujours la confrontation à l'ensemble de l'édifice, la perception du tout. Un peu comme à comme à Pompidou-Paris. On n'est pas non plus chez Burda (Architecte R Rogers) à Baden (2), où on a le sentiment d'un seul espace. A Metz, on est tout de même sous un gros chapeau que de petites mises en scènes et des cimaises viennent partitionner. Je regrette simplement que la banque d'accueil, le vestiaire en prolongement et les vitres attenantes ne collent pas avec l'ensemble. Mais retournez-vous, vous verrez encore l'envers du chapeau si léger.
Courez-y et surtout courez voir Erre, variations labyrinthiques (3). L'exposition sur les labyrinthes vient de débuter. Méandre de sujet ! Chaque espace donne lieu à une saynète où se joue un concept, une idée du labyrinthe ou de l'errance dans l'art moderne et contemporain. Fort heureusement la période est limitée... On aurait pu s'attarder sur la Crête antique ou les jardins anglais. Quelques allusions nous redonnent les contextes, mais il s'agit bien ici de la production de Marcel Duchamp à la plus récente, déjà si vaste. Et si vous y allez au pas de course comme moi (gros manque de temps), vous augmenterez à peu de frais les sensations de perdition et de vertige, mais avec un goût de reviens-y.

Après cette belle visite, je vous conseille un tour dans la ville pour admirer le patrimoine militaire, la cathédrale Saint-Étienne et ses vitraux, et flâner s'il ne pleut pas, devant les magnifiques façades XVIIIème ou le quartier Impérial... Là j'avoue, j'ai fouillé. Je ne connais pas Metz, mais quelques chose me dit qu'avec le train directe gare de Strasbourg – gare Guillaume II...

(1) Centre Pompidou-Metz - 1, parvis des Droits-de-l’Hommes - CS 90490 - 57020 Metz Cedex 1
(2) Musée Burda - Baden-Baden, Allemagne
(3) Erre, variations labyrinthiques, du 12 septembre au 5 mars 2012 (7€)
Plus d'infos sur les expositions: http://www.centrepompidou-metz.fr/,
et très bientôt: le Centre sera ouvert la nuit, à l’occasion de Nuit Blanche-Metz 4 Playtime, le 30 septembre 2011. Plus d'info sur nuitblanchemetz.com.

lundi 19 septembre 2011

Zimmer ? aber immer !


Vous allez dire mais enfin celle-ci elle ne parle que de boufetifaille, recette & co et je vous répondrais, ouaip, ça m’intéresse pas mal. Et pour cause, même si je maîtrise quelques classiques j’ai quand même un bel axe de progression.

Sans transition ou presque, la semaine dernière j’ai eu l’occasion de déjeuner (par 2 fois) dans un restau vraiment bon à La Wantzenau. Vous me direz à La Wantzenau y a que ça des restau sympa. Alors oui mais non. En tout cas il y a Zimmer et je me suis régalée (par 2 fois, je l’ai déjà dit ?). alors pour vous mettre l’eau à la bouche je m’en vais vous détailler le menu, le mardi j’ai mangé :
- Salade de homard de Bretagne (le seul plat que j’ai moyennement apprécié du fait que le homard était en mi-cuit et donc au goût très prononcé)
- Filet de sole en croûte citronnée, boulangère de coquillages
- En dessert un assortiment de fruits et de glaces maison à tomber (vanille, pistache, mangue et pêche)
En sortant de table je n’ai pas eu l’impression d’avoir trop mangé, c’était fin, les sauces divines.
Et puis la patronne super pro, très agréable, gentille un’ alles.

Mon seul bémol serait la déco intérieure que je trouve moyennement jolie, mais comme dit, ça ne m’a pas empêché d’y retourner le jeudi (d’autant qu’on a déjeuné sur la jolie terasse) et là comment vous dire j’ai sur-kiffé (ça c’est pour nos nombreux lecteurs de moins de 20 ans) :
- Meunière de noix de saint Jacques, purée et chips de topinambours.
- Paleron braisé au vin rouge, galette de pommes de terre, tartine de tartare de bœuf.
- Tarte façon baba au rhum, poêlée de figues (au miel NDLR), quenelle de glace.
C’est simple j’ai tout fini mon assiette et saucé avec du bon pain, ragghhh je veux y retourner là tout de suite.

Bon à ce rythme autant vous dire que le soir c’est soupe de légumes sinon je rentre plus dans mon slim. Ah mais je ne vous ai pas dit ?! Je me suis mise au slim, oui je sais 4 ans après la tendance, mais c’est parce que la tendance ce n’est pas mon rayon, c’est ‘’çui-à’’ Valigatore et Cathi-cat. Et moi je ne marche pas sur les plates bandes des copines, je ne serais pas une chic fille sinon
(NDLR : la photo vient du site du restaurant, ça donne envie hein ?)

mardi 13 septembre 2011

j'avais promis ...

... un article cuisine mais je suis si nulle en photo qu'on croirait que je fait la promo d'une recette à ne surtout pas tester, en qq sorte l'anti-photo qui donne faim, de celle que vous pouvez mater à coup sûr à 11h45 avec l'estomac dans les talons ! alors à défaut je vais faire l'éloge d'un blog que je visite très régulièrement, celui d'une alsacienne de surcroît : j'ai nommé Loukoum du site Beau à la louche. Site super simple et pourtant détaillé, bien construit (index en tous genre, bonnes adresses etc.). elle y publie des recettes à la fois tendance parfois pour justement dénoncer la tendance à outrance (je pense à la grande période des macarons home made et autres verrines) mais aussi tradi. Même si les recettes peuvent paraitre un peu pointues (comme son dernier billet sur le Mondrian cake), la miss est toujours dispo pour répondre aux interrogations des lecteurs. Petite liste non exhaustive de ce que j'ai déjà testé avec un zéro faute : le chinois aux pépites ou au spéculoos, la brioche tressée aux pistaches, l'entremet chocolat-cassis-vinaigre (une tuerie), le cheesecake décadent aux caramel fleur de sel (tuerie bis), gratin de crozet au poireau, les Käs'knepfle ... c'est malin je sors de table et j'ai encore faim. bref c'est un peu mon site de référence.

dimanche 11 septembre 2011

De la poésie pour accepter le monde


Prix du Scénario Cannes 2010, Poetry de Lee Chang-dong, est un joli film. Un film doux pour un monde rude. Nous avançons avec Mija, grand-mère coréenne en quête de poésie. La poésie, elle veut l’écrire, souhaite comprendre où sont restés suspendus tous les mots, toute l’inspiration qui pourrait l’aider à enfin livrer son poème.
Et ainsi elle semble spectatrice du monde, des gens, du vieil homme riche et handicapé chez qui elle fait des ménages et même de son petit-fils ingrat, qu’elle élève parce que la maman ne peut s’en charger. Alors que la maladie d’Alzheimer la prive petit à petit de mot, elle s’inscrit dans un cours de poésie. Mija est aussi insondable et insaisissable que les mots et la poésie qu’elle cherche à (r)attrapée. Mija c’est la dignité dans l’adversité, la lucidité cachée derrière la naïveté. Devant l’horreur qu’a commis son petit-fils, devant certaines situations sordides ou triviales et dans la maladie, Mija subtilement interprétée par Yun Jung-hee, avance gracieuse et élégante. Sans montrer son degré d’implication et sans que l’on puisse rien soupçonner de la manière, elle fait ses choix et règle les soucis. Et l'on comprend que la poésie est indispensable en ce monde.